theo et hugo dans le meme bateau

Mêmesi Benjamin Bonzi (50ème mondial), Hugo Gaston (71ème mondial) en simple, puis Hugo Nys (61ème mondial), Fabien Reboul (71ème mondial), Sadio Doumbia (76ème mondial), en double seront absents, étant à New York pour l’US Open, nos espoirs locaux ont les moyens de faire de bons résultats. Il va y avoir du grand spectacle. Regardezdes bandes-annonces, lisez les avis d’autres utilisateurs et de la critique, et achetez Théo et Hugo dans le même bateau pour 9,99 €. « Théo et Hugo dans le même bateau » - 1 h 37 – mercredi 27 avril – interdit aux moins de 16 ans. En savoir plus. Filmographie. Olivier Ducastel et Jacques Martineau ont réalisé Théo& Hugo dans le même bateau (France 2015), film de Olivier Ducastel, Jacques Martineau avec Geoffrey Couët, Mario Fanfani, François Nambot, Bastien Gabriel - THéO & HUGO DANS LE MêME BATEAU (Drame) - Cinema, film à l'affiche Cetarticle : Théo et Hugo dans le même bateau. par Geoffrey Couët DVD . 24,98 € Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement). Expédié et vendu par Amazon. À Cause d'un garçon. par Julien Baumgartner DVD . 20,00 € Il ne reste plus que 2 exemplaire(s) en stock. Expédié et vendu par Amazon. Les clients ayant consulté cet Site De Rencontre Gratuit 13 Marseille. Watch Now RatingGenresDrama , Romance , Made in Europe Director Cast SynopsisThéo and Hugo meet in a club and form an immediate bond. Once the desire and elation of this first moment has passed, the two young men, now sober, wander through the empty streets of nocturnal Paris, having to confront the love they sense blossoming between 0559 Théo & Hugo streaming where to watch online?Currently you are able to watch "Paris 0559 Théo & Hugo" streaming on Tubi TV for free with ads. People who liked Paris 0559 Théo & Hugo also liked Popular movies coming soon Upcoming Drama movies Du cul en premier, du cul et plein de cul ; pour un temps, on se croirait revenu au Rectum d’Irréversible… Lumières bleues et soleils rouges, backrooms et beats hardcore musique ad hoc de Karelle et Kuntur, hommes partout qui rôdent, qui s’empoignent et qui s’imbriquent. Il y a Théo et Hugo qui baisent parmi eux, et un peu plus en fait. En train de tomber amoureux, mais sans le savoir encore car oui, un coup de foudre est possible même au fond d’une cave à partouze. Théo est là, adossé contre un mur en pierres voûté, il contemple Hugo et il semble ébahi. Fragmentés d’abord, les voilà ensemble l’un contre l’autre, puis l’un dans l’autre au milieu des râles, des étreintes et des saillies, avec seulement leurs baskets aux pieds… La scène, longue, sensuelle et magnifique, sublime la valse brutale des corps et des désirs, et plus tard celle, intime, des regards qui se croisent, de ceux qui se sont trouvés… Et puis crispation soudain, crispation dès les premiers mots échangés, dès que Théo et Hugo se retrouvent dehors et revêtus, la nuit dans Paris solitaire, Paris j’ai pas sommeil, Paris tout chaud, et puis se parlent. Tristesse alors, ô tristesse que d’ouvrir le film par une incroyable séquence de vingt minutes, affolante et coite et moite, pour venir ensuite compromettre le film par des dialogues empreints, le plus souvent, d’une banalité désarmante et que les deux comédiens, Geoffrey Couët et François Nambot, ont bien du mal à soutenir malgré leur absolu dévouement. Beaucoup ont loué le côté volontairement naïf de la chose on cite volontiers Jacques Demy pour justifier ça, quel malheur…, sauf que cette supposée naïveté, lourde dans les échanges et pour l’ensemble du film, résiste mal à la magie insouciante et enchanteresse du réalisateur nantais en tout cas jusqu’à Une chambre en ville. Ici tout paraît plus affecté, plus signifiant. Et plus didactique aussi dans cette réalité du Sida là et toujours là, et même si on n’en parle moins, et même si on n’en parle plus entravant la relation de Théo et Hugo, ramenée pourtant à une quinzaine de minutes aux allures de campagne de prévention sur le traitement d’urgence en cas de rapport à risques, ou un court-métrage démodé, ressorti des vieux cartons de 3 000 scénarios contre un virus ou L’amour est à réinventer. Ou même une espèce de mode d’emploi exhaustif on a le droit aux effets secondaires et à chaque pilule avalée, du délire… rajouté là pour faire acte de charité, d’on ne sait quelle bonne volonté. D’ailleurs on n’en parlera plus vraiment après, affaire quasi réglée, une péripétie en moins dans le parcours amoureux des deux amants qui se promettent de vivre ensemble pour les vingt prochaines années… Et le film de vouloir traiter certains sujets d’actualité dits "socio-sensibles" de cette même façon, béate et gauche les femmes qui travaillent la nuit, Théo qui rumine son possible engagement humanitaire, un Syrien qui parle de son pays d’avant la scène est d’un amateurisme presque gênant, une parisienne des gens et de sa retraite… Olivier Ducastel et Jacques Martineau veulent dire des choses de notre société et de notre quotidien, mais trop vite, grossièrement, maladroitement, et confronter ces choses à la nouveauté, à la fébrilité de la rencontre. Il fallait, au contraire, faire fi des jolis discours et inscrire les deux amants dans un autre espace-temps, celui du sentiment amoureux qui vous laisse dans votre bulle, sur votre petit nuage, loin du monde et des autres Paris n’est pas désert pour rien, et qui échapperait à la platitude de belles paroles, exacerbant davantage le romantisme de n’importe quelle situation, l’affranchissant de tout sermon. Du romantisme craché juré comme une balade en Vélib’, comme un sprint le long du canal Saint-Martin, comme des yeux dans les yeux qui s’éternisent dans un premier métro, et cette fin à la Orphée où tout peut recommencer… Là tout à coup, Ducastel et Martineau visent droit au cœur, balardent le superflu, évoquent simplement ces petits riens qui font le tout d’un amour naissant qui vous tombe dessus. Olivier Ducastel et Jacques Martineau sur SEUIL CRITIQUES Haut perchés. 6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 2242 Date de sortie 27 avril 2016 Réalisé par Olivier Ducastel et Jacques Martineau Avec Geoffrey Couët, François Nambot, Mario Fanfani, Bastien Gabriel, Miguel Ferreira, Éric Dehak, Arthur Dumas, Patrick Joseph Genre Comédie dramatique Production Française Synopsis Théo Geoffrey Couët et de Hugo François Nambot se rencontrent dans un club libertin. Très vite la complicité entre eux dépasse le simple lien charnel. Passé l’exaltation des premières étreintes passionnées, dégrisés, ils errent dans les rues vides du Paris nocturne, et se confrontent à leur amour naissant. Puis la peur au ventre direction les urgences. Et si Hugo, séropositif, avait contaminé Théo qui a fait l’erreur, dans un moment d’abandon, de vivre l’instant sans protection ? Conversation entre les réalisateurs, Olivier Ducastel et Jacques Martineau La scène d’ouverture Olivier Ducastel J’imagine qu’on va beaucoup nous parler de la scène d’ouverture du film. Pourtant, elle a été assez simple à tourner, tu ne trouves pas ? Jacques Martineau Je crois que c’est parce que nous racontions une vraie histoire, que nous étions tous concentrés sur cet objectif qui a rendu le filmage de la sexualité aussi naturel que ce que nous avions imaginé lorsque nous avons conçu le projet. Ce n’est pas qu’une scène de coït et la "performance" qui consiste à filmer des comédiens en érection, s’est complètement effacée même si, quand même, ça ne se fait pas comme une scène de repas ! devant les nécessités du récit il fallait qu’on croie à cette rencontre amoureuse, à cet élan éperdu du désir. La question des regards était pour nous tous la plus essentielle. Mais il faut admettre que cette scène n’a pas rendu la production du film très simple. La production du film Olivier Ducastel Oui et non. Nous savions, avec Emmanuel Chaumet, dès que nous avons lancé l’écriture, qu’il nous faudrait rester dans ce que nous appelons la catégorie des films pirates, totalement en dehors des circuits de financement habituels du cinéma français. Partant de là, on pense son film différemment dès l’amont. Cela ne nous a pas seulement offert une grande liberté, mais nous a aussi incités à aller au bout de nos idées ça ne valait pas la peine de se mettre en marge si c’était pour produire à la fin des images édulcorées. Le filmage de cette première scène était aussi une expérience nous voulions vérifier qu’il était possible de filmer la sexualité en s’écartant à la fois des interdits "moraux" et économiques et de la grammaire classique des films pornographiques qui utilise les gros plans en inserts, lesquels permettent d’employer des doublures. Les comédiens Jacques Martineau Du coup, les comédiens n’ont pas été pour rien dans cette affaire, tu ne crois pas ? Olivier Ducastel Oui, naturellement. Ils étaient tellement décidés, ils nous ont parus si évidents pour le rôle, que ça a levé bien des inquiétudes et nous a aidé à aller de l’avant. Geoffrey Couët et François Nambot ont eu la chance de passer leur scène d’essais ensemble et ils se sont immédiatement imposés à nos yeux. Nous les avons rencontrés, nous avons discuté du projet, de la question du filmage de la sexualité et nous les avons choisis. C’était un coup de cœur. Jacques Martineau Jecrois qu’il faut préciser que nous avons fait un casting relativement ordi- naire, par la voie d’une annonce très explicite qui a d’emblée écarté beaucoup de candidats avant même les essais de jeu classiques sur une scène de comédie écrite pour l’occasion. Olivier Ducastel Oui, et ce n’est qu’après avoir proposé le rôle à François et Geoffrey, et à eux seuls, que nous avons fait des essais de filmage de la sexualité. Il s’agissait de vérifier tous ensemble que nous nous sentions suffisamment à l’aise. Nous avons fait cela avec le chef-opérateur, son assistante et notre assistant à la mise en scène. Comme un petit tournage. C’était aussi pour que les comédiens puissent décider de ne pas aller plus loin dans l’aventure. Une histoire d’amour avant tout Jacques Martineau Ça nous a rassurés sur notre capacité collective à filmer la sexualité comme nous l’imaginions, mais je crois que ce qui nous a le plus emballé, c’est qu’avec Geoffrey et François, à l’image, on voyait surtout quelque chose de très amoureux. Parce qu’au fond nous voulions raconter une histoire d’amour avant tout. C’est bien ce que tu m’avais commandé, n’est-ce pas ? Olivier Ducastel J’avais envie d’un récit qui raconte le début d’une histoire d’amour. Tous nos films parlent d’amour, mais je voulais revenir à la source. Peut-être pour rejoindre et dénouer Jeanne et le garçon formidable qui racontait la naissance d’un amour qui ne pouvait aboutir. Là, j’avais envie d’une histoire qui aille au contraire vers une fin heureuse, même si les personnages vivent des moments difficiles qui menacent cette histoire naissante. Jacques Martineau Parce que l’éclosion d’un amour, c’est aussi l’histoire d’une prise de risque l’amour est en soi une prise de risque. Il ne s’agit pas de dire que baiser sans se protéger est un signe d’amour, mais de raconter une fiction qui met en scène ce moment où on se dit qu’on tombe amoureux, qu’on accepte cet amour, même si, on le sait, à un moment ou un autre, le prix à payer risque d’être assez élevé. Et c’est une prise de risque aussi parce que personne ne sait vraiment ce que ça veut dire "être amoureux". On sent un truc, on décide que c’est de l’amour, mais on ne sait pas vraiment si c’est solide. Un film gay Olivier Ducastel Comme d’autre part nous voulions aussi réaliser un film gay, une histoire entre deux garçons, il nous a paru évident de placer la sexualité en premier. Parce que c’est quand même souvent comme ça que ça commence chez les gays et aussi parce qu’en l’espèce la rencontre amoureuse sexuelle entraîne rapidement un conflit à cause de la séropositivité d’un des deux partenaires. C’est Jeanne un peu, mais à une autre époque et en version happy ending. Enfin, si on n’écoute pas trop Hugo qui parle déjà de la séparation future. Jacques Martineau Tu dis "un film gay". On va encore se faire taper sur les doigts ! Olivier Ducastel Ça ne nous a jamais fait peur. Jacques Martineau Non et c’est pas à notre âge qu’on va commencer à déclarer que c’est "clivant" de penser ainsi. Personne ne nous croirait, de toute façon. Olivier Ducastel Mais je ne vois pas pourquoi les hétéros ne pourraient pas voir notre film. Jacques Martineau Ouais, l’amour c’est universel ! Olivier Ducastel Un peu passe-partout comme slogan, non ? Jacques Martineau Alors le sexe c’est universel ! Un film en temps réel Olivier Ducastel Hum ! Par les temps qui courent, je n’en suis pas si sûr. Attendons de voir. On pourrait juste dire que c’est un film, un film en temps réel qui plus est. C’est intéressant le temps réel, non ? C’est toi qui a en eu l’idée, pourquoi ? Jacques Martineau Ça s’est un peu imposé à moi, ce désir d’attraper un personnage et de ne pas le lâcher. Je me suis dit que tant qu’à vouloir parler de la naissance d’un amour, autant ne pas trop user des artifices d’un récit à ellipses. Rester dans la tension de ce moment, chercher à susciter chez le spectateur le simple désir de savoir si, entre ces deux-là, pour finir, une histoire d’amour va vraiment débuter. De ce point de vue, commencer par la grande scène de sexe m’est vite apparu nécessaire aussi en termes narratifs. Il me semble qu’elle donne l’élan et l’impulsion du récit. C’est elle qui permet ensuite qu’on accepte les légers flottements du temps réel, les moments moins denses et il me semble du film, de renoncer complètement à construire une autre tension dramatique que celle liée à l’envie d’accompagner les deux personnages jusqu’au moment où on peut espérer que leur histoire d’amour continue de la trivialité du sexe à quelque chose de plus sentimental. L’amour, quoi ! Olivier Ducastel Dans tout ça, il y a aussi l’envie d’explorer un nouveau "genre" filmique. Les films en temps réel qui donnent l’illusion du temps réel, m’ont toujours plu. Je venais d’ailleurs de voir Locke de Steven Knight qui m’a vraiment confirmé ce goût. Jacques Martineau Et ça explique aussi le titre qui est une référence à Rivette, grand amateur de temps réel. Olivier Ducastel Et le nom du personnage ! Théo est un hommage à la Cléo d’Agnès Varda. Mais Théo de 4 à 6, ça aurait été un peu trop référencé. Théo c’est suffisamment transparent comme ça. Jacques Martineau Je crois aussi que nous n’aimons pas beaucoup refaire ce que nous avons déjà fait. C’est amusant de se frotter à de nouvelles difficultés à chaque fois. Parce que, quand même, c’est différent de préparer, tourner et monter un film en temps réel. Olivier Ducastel Oui, bien sûr. En amont, nous avons beaucoup lu et relu le scénario, avec les comédiens, avec les membres de l’équipe, dont le monteur, pour tenter d’être au plus juste, de retirer déjà tout ce qui, dans un film "normal", tombe naturellement au montage. Cela impose des choix, pas toujours faciles à faire car, après, on doit s’y tenir. Pour les décors, on suit les comédiens dans leur trajet. Là encore, même s’il y a quelques contractions de l’espace réel, nous avons choisi en amont et n’avons pas pu, comme à l’habitude, privilégier tel ou tel lieu qui aurait été plus simple en terme de logistique ou de lumière. Mais nous avons beaucoup arpenté les décors avant le tournage, pour être sûrs de notre coup. Au montage, il y avait des interdits. Nous avons demandé à Pierre Deschamps, le monteur, de travailler pendant le tournage. Cela permettait de vérifier que notre parti-pris fonctionnait. Dans le pire des cas, nous aurions pu retourner un bout de scène, nous n’avons pas eu à le faire. Ensuite, comme la liberté au montage était relativement réduite, nous avons laissé le monteur travailler seul encore plus que sur nos films précédents. Il nous a surpris par le choix de certaines prises que nous avions a priori écartées au moment du tournage, mais qui finalement trouvait mieux leur place dans la continuité du film, soit en apportant de la fluidité, soit au contraire en bousculant un peu l’attendu. Et puis même si le temps réel contraint beaucoup, il laisse pas mal de petites libertés dont Pierre a su se saisir il a un un bon sens du rythme que j’aime beaucoup. Jacques Martineau Cela dit, il y a quand même des séquences découpées sur lesquelles le travail de montage était assez lourd, en particulier la première. Mais il fallait toujours conserver le sentiment du temps réel. Ça se joue sur des raccords, certains plans pris dans leur durée, etc. Si on ajoute la petite économie, c’est en définitive un film qui s’est beaucoup construit autour de contraintes formelles et techniques, dont découle en grande partie la mise en scène. C’était plutôt bénéfique, en particulier pour filmer le Paris nocturne dont nous avions envie, non ? Filmer le Paris nocturne Olivier Ducastel Oui, bien sûr. Par exemple, si nous avons osé d’aussi longs plans séquences c’était à la fois pour des questions de jeu, mais aussi pour des raisons économiques découper prend un temps fou et techniques dans la rue, la nuit, sauf à bénéficier de moyens énormes, on ne peut maîtriser la lumière, or les températures de couleur changent énormément dans Paris. Dans certains plans, il y a des anomalies » lumineuses, on passe du jaune au blanc, les changements de couleur des feux produisent des effets étranges sur les comédiens, etc. Tout cela, dans un film classiquement découpé poserait d’importants problèmes de raccords dans un plan séquence, le spectateur accepte ces variations parce qu’il les comprend. Notre chef-opérateur, Manuel Marnier, a formidablement géré toutes ces contraintes. Pour la lumière, avec des moyens très légers, il a réussi à nous offrir une nuit parisienne réaliste, sombre comme nous le souhaitions, qui évite les horribles effets verts sur les visages des comédiens. Et j’aime aussi beaucoup son sens du cadre, son habileté à faire entrer avec justesse les accidents du réel. Jacques Martineau Quand on a si peu de moyens, on ne peut pas maîtriser la circulation, les passants, etc. Dans les plans séquences, les accidents habitent le plan très naturellement. On peut, au montage, choisir un plan non seulement pour le jeu, mais aussi pour les événements extérieurs nous avons eu quelques passages de voitures, camions, ambulances ou motos que nous n’aurions pas même eu l’idée d’organiser si nous avions eu un gros budget. Derrière les comédiens, nous avons tenté de saisir aussi le Paris nocturne, vide, mystérieux, habité de quelques présences diffuses, traversé des feux des véhicules, illuminé par le mobilier urbain ou les quelques enseignes qui restent éclairées toute la nuit. Olivier Ducastel Le film est une déclaration d’amour à cet Est-parisien que nous habitons, que nous aimons beaucoup et que nous avions déjà filmé, il y a 18 ans, dans Jeanne. Il se trouve qu’aujourd’hui, parce que le trajet des personnages croise un moment celui des terroristes du 13 novembre, ces images prennent un poids nouveau. Par un hasard assez troublant, c’est au moment où Théo passe devant les deux cafés où ont débuté les fusillades, que nous avons mis des images mentales de cauchemar. Mais le film était monté avant les attentats, ce n’est que pure coïncidence. La musique Jacques Martineau Si nous parlons de Paris, je crois que c’est le moment d’évoquer aussi la musique. J’y pense parce qu’après la scène du sexe-club, elle contribue selon moi à souligner non seulement la couleur psychologique de certaines scènes, mais aussi à ouvrir le spectateur à une meilleure perception de l’espace. Parfois, vraiment, il me semble qu’elle aide à mieux voir les décors, à en mesurer la profondeur mystérieuse. Et certains plans, comme la course le long du canal, ont été tournés pour lui laisser de la place. Elle était essentielle pour nous, n’est-ce pas ? Olivier Ducastel Oui, à commencer bien sûr, par la scène d’ouverture sans dialogue. Il fallait une musique de sexe-club, qui enchaîne les morceaux comme dans une playlist mais qui, pourtant, soit composée en partie à l’image pour souligner certaines inflexions du récit. Et nous voulions aussi quelque chose de très énergique, sauvage et lyrique. Cette scène doit être une sorte d’expérience visuelle et sonore pour le spectateur, à la mesure de l’expérience existentielle que vivent les personnages. Je crois que le spectateur peut en sortir un peu épuisé, avec presque autant de désir de respirer l’air frais de la rue que les personnages qui se retrouvent seuls, ensemble, dans l’intimité étrange de ce Paris désert. Jacques Martineau Il y a quand même un titre d’Asaf Avidan. Pour le plaisir et aussi pour crédibiliser la musique du début comme musique de sexe-club. Olivier Ducastel Parce que tout le reste de la musique a été composé par un collectif de jeunes gens dont fait partie le mixeur du film. Nous avons aimé les compositions qu’ils nous ont fait entendre et nous nous sommes dit que ce serait bien de faire confiance à des jeunes gens qui ont un goût musical de leur époque, un goût vraiment contemporain. Jacques Martineau Travailler avec des jeunes gens pour qui c’était une première expérience de long-métrage, c’était un peu le mot d’ordre du film de toute façon. Pour nous obliger à ne pas être dans la routine, et aussi pour prolonger le travail de transmission et d’enseignement que nous effectuons, toi à la Fémis, moi à l’Université de Nanterre. C’était une belle expérience. L’évolution de notre collaboration Olivier Ducastel Et notre collaboration ? On nous pose toujours une question sur l’évolution de notre collaboration. Jacques Martineau Bon, quoi, nous ne vivons plus ensemble, c’est pas un secret et je n’ai pas tellement l’impression que ça a beaucoup changé notre manière de travailler. Tu as toujours été relativement interventionniste sur l’écriture, mais en me laissant totalement libre de mon travail. Idem pour la mise en scène de mon côté. Avec les comédiens, au montage, au mixage, je crois que nous avons partagé comme à notre habitude. Avec nos compétences particulières. Tu vois quelque chose de différent ? Olivier Ducastel Juste un détail plus de liberté en ce qui me concerne pour parler de la sexualité avec toi. Jacques Martineau C’est super intime, ça. Tu crois qu’on peut vraiment l’imprimer ? Olivier Ducastel Bah ! Après ce qu’on a filmé… Ils rigolent. Mon opinion Très loin de leur premier film, Jeanne et le garçon formidable, du sympathique Drôle de Félix ou du très beau, L'Arbre et la forêt, dans lesquels de grands comédiens participaient à la réussite de ces réalisations, les deux réalisateurs prennent un virage à 180°. Une très longue scène d'ouverture orgiaque est telle une publicité pour le sex-club parisien. Par ailleurs très bien filmée. S'en suit une balade, presque rêvée, dans un Paris nocturne en vélib, à pied, en courant aussi. Quand viendra le questionnement sur la prise de risque d'une relation sans protection, le film prend des airs didactique et s'enfonce dans les clichés. Le passage aux urgences, d'un hôpital parisien. L'immigration, avec un vendeur de kebab. Les retraites, aussi, avec une charmante vielle dame obligée de faire des ménages, pour améliorer l'ordinaire, sans se plaindre par ailleurs. Jacques Martineau a déclaré "Je crois aussi que nous n’aimons pas beaucoup refaire ce que nous avons déjà fait. C’est amusant de se frotter à de nouvelles difficultés à chaque fois. Parce que, quand même, c’est différent de préparer, tourner et monter un film en temps réel." Certes, mais pour ce film c'est passablement raté. Dommage. Published by Ciné Alain - dans Des films en 2016 Cinéma Publié le 28/04/16 mis à jour le 08/12/20 Partager Avec “Hugo et Théo dans le même bateau”, les deux réalisateurs reviennent à la comédie amoureuse qu'ils affectionnent, héritée du cinéma de Demy et de la Nouvelle Vague, tout en revendiquant plus haut et plus fortement que jamais leur identité gay. Faut-il pour autant parler de radicalité ? Rencontre. Vos films ont toujours affirmé une identité gay mais jamais autant que Hugo et Théo dans le même bateau. Vous vous radicalisez ? Jacques Martineau Economiquement, oui, car notre film a été fait avec très peu d'argent. Ça faisait six ans que nous n'avions pas tourné car il a été impossible de financer nos projets, qui étaient justement plus larges, plus chers aussi, avec des éléments éventuellement queer mais pas gay. Il y avait, par exemple, dans une comédie que nous avions écrite, un personnage de garçon qui portait des jupes mais qui était hétéro. Quand vous dites que ce film est plus radicalement gay, c'est une vision française. Au festival de Berlin, il n'a pas été vu comme ça. La presse allemande a été très sensible à la radicalité esthétique du film mais n'a pas parlé d'une radicalité gay. Grâce aux Teddy Awards, ces prix qui ont attiré tout le cinéma gay à Berlin, ce cinéma gay n'est plus à part. En France, on n'en est pas là. Olivier Ducastel Je pense que notre film est plus facile à regarder que l'idée qu'on peut s'en faire. C'est surtout une histoire d'amour. A Berlin, il a été vu par un public très large. Même si on ne peut pas généraliser les réactions que nous avons eues, les garçons hétérosexuels n'ont pas exprimé de malaise mais, au contraire, de la curiosité. Et les femmes hétérosexuelles adorent le film. La radicalité, c'est le fait d'ouvrir le film par une séquence de vingt minutes dans un sex club. Pourquoi avez-vous fait ce choix ? Jacques Martineau C'est bien de rappeler que la sexualité est une part très importante de la relation amoureuse. La littérature et les arts en général l'ont beaucoup occultée par pudibonderie. Sauf les Romantiques, qui mettent le cul avant le cœur, contrairement à ce qu'on croit. C'est important, la fusion des corps ! Et c'est un enjeu de cinéma. Chercher les limites de ce qu'on peut montrer, les frontières entre les images possibles ou pas, courir le risque de se casser la gueule, c'est vraiment ce qui nous anime en tant que cinéastes. Olivier Ducastel Dès Jeanne et le garçon formidable 1998, on a voulu intégrer une scène de sexe dans la fiction. C'était compliqué pour nous de le demander aux acteurs, compliqué de le mettre en scène, mais ça nous intéressait d'affronter cela. Dans Drôle de Félix 2000, nous n'étions pas allés aussi loin que nous le voulions parce que nos deux acteurs étaient hétérosexuels. Les baisers, ça passait mais c'était tout. Si la représentation de la sexualité nous intéresse, c'est sans doute aussi parce que, en tant que spectateurs, on voit très peu de films convaincants sur la question. Pour moi, il y a eu Intimité 2001 de Patrice Chéreau, mais je ne peux pas en citer beaucoup d'autres. “Il y a des livres extrêmement cochons qui sont vendus en librairie et ça ne pose de problème à personne.” Jacques Martineau Olivier Ducastel et Jacques Martineau © AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT Le cinéma est-il très prude ? Jacques Martineau Le problème du cinéma, c'est ce qui se passe dans la tête du spectateur. Il y a des livres extrêmement cochons qui sont vendus en librairie et ça ne pose de problème à personne. Mais quand les gens voient des personnages faire l'amour à l'écran, ils ne voient plus la création, ils ne voient plus l'expression artistique, ils voient une véritable scène de cul et ça leur pose problème. Oui, dans notre film, nos acteurs font de vraies fellations mais ce n'est pas une scène intime qu'on a volée, c'est un tournage, c'est une mise en scène. Nos acteurs jouent des rôles. Olivier Ducastel On ne voulait pas mettre les spectateurs gays en situation de regarder un porno. On voulait qu'ils suivent une fiction, des personnages, un couple qui se rencontre en faisant l'amour. Mais il n'y a aucune volonté de faire de ces images une source d'excitation sexuelle. “Les discours excluants de la Manif pour tous ont fait beaucoup de mal aux jeunes.”Olivier Ducastel A travers les personnages de Hugo et Théo, vous avez envie de parler aux jeunes homosexuels ? Le film aborde concrètement les questions de prévention... Olivier Ducastel Les gens qui ont 20 ans aujourd'hui, à l'époque de la manif pour tous, ont besoin qu'on fasse des films qui disent “Soyez heureux d'être gays !” Les discours excluants de la Manif pour tous ont fait beaucoup de mal aux jeunes. Sans parler du fait que, dans les familles de ceux qui ont manifesté, il y a évidemment aussi des jeunes gays et pour eux, garçons ou filles, ce sont des choses terribles à vivre. Jacques Martineau On a toujours voulu mettre en scène un jeune séropositif. Ce n'est pas lié à une volonté de prévention, c'est simplement parce qu'on s'inspire de ce qu'on voit autour de nous. Et ce qu'on voit, c'est que les contaminations continuent chez les jeunes. Théo et Hugo dans le même bateau est interdit aux moins de 16 ans et on a très peur qu'il soit au bout d'une semaine interdit aux moins de 18. Ce serait très dommage car c'est un film qui peut intéresser les jeunes, et les aider. François Nambot, Geoffrey Couët et Jeffry Kaplow dans Théo & Hugo dans le même bateau, le film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau © Ecce Films De quoi dépend l'interdiction aux moins de 18 ans ? Olivier Ducastel Du fait qu'il y ait ou pas une action en justice menée par l'association Promouvoir. Il est question que la loi soit modifiée mais on est encore dans le système où Promouvoir peut avoir le dernier mot. La commission de classification des films donne un avis, qui en général suivi par le ministre de la Culture. Sauf que si un recours est déposé, la décision revient alors à un juge. Et ça change tout. Jacques Martineau Le juge ne se prononce pas en vertu des critères de la classification des films mais en vertu du code de protection des mineurs. Or le code des mineurs dit, texto, qu'à partir du moment où il y a un organe sexuel en état d'excitation, le film doit être interdit aux moins de 18 ans. Olivier Ducastel L'avis de la commission de classification, qui représente plusieurs points de vue, devrait suffire. Mais il y a ce vieux décret qui permet de déposer un recours devant un juge. Promouvoir a découvert ce décret il y a une vingtaine d'années et l'utilise à tours de bras. L'interdiction aux moins de 18 ans n'aurait pas seulement pour conséquence de barrer le film à des jeunes, elle éloignerait aussi des adultes qui se diront si c'est interdit aux moins de 18 ans, ce n'est pas ce que je cherche. Alors que Hugo et Théo dans le même bateau n'est pas un film porno. “Le cinéma gay, c'est un énorme iceberg avec très peu de films distribués dans les salles” Olivier Ducastel Le cinéma gay existe-t-il en dehors du festival de Berlin ? Olivier Ducastel Le cinéma gay, c'est un énorme iceberg avec très peu de films distribués dans les salles et une masse de films qui sont accessibles autrement, en dvd, sur internet en vod, dans les festivals. Ceux qu'on peut voir en salles ne sont pas toujours les plus réussis, c'est très variable. Ça dépend également des pays. Internet permet d'avoir accès à des films gays là où ils sont interdits. Nous avons des témoignages d'étudiants de Téhéran qui ont pu voir nos films comme ça. Jacques Martineau Il faudrait de longues pages web pour dire ce qu'est le cinéma gay. L'important, c'est qu'il y a un imaginaire qui circule, un dialogue entre les cinéastes. My Own Private Idaho 1991 de Gus Van Sant est un film fondateur auquel j'ai toujours envie de revenir pour relancer le dialogue et continuer. Je ne crois pas que les gays ont une vision ontologiquement différente du monde, même si on voit forcément le monde différemment quand on est minoritaire. Alain Guiraudie sera en compétition à Cannes. Sa manière d'affirmer son identité gay et son ambition artistique vous intéresse-t-elle ? Jacques Martineau Guiraudie a eu son plus grand succès avec L'Inconnu du lac 2013, sans doute parce que c'est son film le plus accessible du point de vue narratif et le plus beau visuellement. Ce succès est un phénomène très important à observer si on veut parler de radicalité c'est le film le plus gay de Guiraudie qui a rencontré le plus large public. Sa démarche est intellectuellement proche de la nôtre mais il travaille sur des thématiques et des modes de représentation des gays qui sont très différents. C'est ça qui est intéressant. Nous sommes très contents qu'il soit à Cannes car nous allons être dans le jury de la Queer Palme. homosexualité Queer Palm Jacques Martineau Olivier Ducastel Partager Contribuer Sur le même thème Le Stade Toulousain Tennis Club organise les Internationaux de tennis sur les terres battues des Sept Deniers à Toulouse du 28 août au 4 septembre prochain. Pour la première fois, les joueurs disputeront le tournoi en tant qu’épreuve de la catégorie Challenger 80 voir encadré. Une montée en grade notable sur le circuit international de tennis professionnel. De quoi rendre fier Marc Tiersonnier, président du club historique depuis plus de cinq ans, qui a vu cette compétition éclore ces dernières années. Interview. Les Internationaux de Toulouse, tournoi organisé par le Stade Toulousain Tennis Club, débutent dimanche au complexe sportif des Sept Deniers © Stade Toulousain Tennis Club Pourquoi le Stade Toulousain a-t-il décidé de créer, lui aussi, une grande compétition de tennis dès 2018 en organisant les Internationaux de tennis de Toulouse ? L’histoire est partie des meilleurs joueurs du club. Ils étaient classés, à l’époque, au-delà de la 300e place mondiale. Malgré leur très bon niveau, ce classement ne leur permettait pas de disputer de grandes compétitions, notamment en France, avec des sommes élevées de prize-money gains empochés en fonction des résultats, ndlr. Avec les installations dont bénéficie le Stade Toulousain Tennis Club, nous nous sommes dit que nous devions tout de même essayer de créer une compétition où ces joueurs locaux, régionaux et nationaux puissent s’exprimer, sans avoir à voyager à l’étranger. Aussi, il existait autrefois un Grand Prix mondial qui était organisé au Palais des sports de Toulouse. La compétition s’est arrêtée après l’explosion d’AZF. Par le biais des Internationaux de Toulouse, nous avons voulu organiser à nouveau un tournoi international dans la ville. Et ceci en commençant à moindre échelle, dans la troisième division du tennis professionnel la catégorie des Futures, ndlr. Pour la première fois cette année, le tournoi est rentré dans la catégorie des ATP Challenger 80, correspondant à la deuxième division du circuit mondial voir encadré. Une fierté ? Les deux premières éditions 2018, 2019 des Internationaux de Toulouse étaient en effet organisées dans le plus haut niveau de la troisième division, avec un prize-money de 25 000 euros pour l’ensemble des joueurs. Ce niveau correspondait à celui de nos joueurs à l’époque, qui ont d’ailleurs remporté les deux finales. Mais ces derniers ont évolué plus vite que le tournoi ! Alors, comme eux, nous avons voulu monter de catégorie. Pour cela, dès 2020, nous avons candidaté auprès de l’Association des Tennismen Professionnels ATP pour que la compétition toulousaine devienne une épreuve du tournoi Challenger 80. Et ainsi, intégrer la deuxième division de tennis professionnel. Le cahier des charges est plus lourd mais nous disposons de toutes les installations nécessaires à l’organisation de ce genre d’événement. L’ATP a donc accepté notre dossier il y a deux ans. Mais avec la crise de la Covid-19, les deux dernières éditions des Internationaux de Toulouse ont été annulées. Cette année, ce sera donc effectivement la première fois que la compétition est organisée en tant qu’épreuve de l’ATP Challenger. Et nous en sommes très fiers. Mais c’est avant tout une grande responsabilité, il faut que tout roule. Les Internationaux de tennis de Toulouse montent d’un niveau Les Internationaux de Toulouse ont donc vu passer des joueurs locaux devenus des grands noms du tennis, comme Benjamin Bonzi et Hugo Gaston. L’ambition de ce tournoi est, aussi, de faire émerger les espoirs ? Nous appelons ce genre de tournois les “Futures”. Cela signifie qu’ils ont pour objectif de mettre en lumière les jeunes joueurs qui s’entraînent encore avec la Fédération française de tennis. Mais le passage des Internationaux en circuit Challenger change un peu la donne. Les sportifs présents à Toulouse à partir de dimanche sont en effet classés entre la 100ème et la 250ème place mondiale. Soit à un niveau très élevé. L’ambition reste toutefois de laisser un terrain d’expression aux jeunes joueurs français. Il existe d’ailleurs les “wild cards”. Autrement dit, des invitations que le club et la Fédération française de tennis distribuent à des jeunes joueurs qui ne correspondent pas aux critères communs de sélection, mais que nous estimons être capable de jouer à un tel niveau de compétition. Personnellement, je vais les accorder à des licenciés du Stade Toulousain, c’est normal. Arthur Raymond, Maxence Brovillé, Axel Garcian et Théo Arribagé devraient ainsi en bénéficier. La fédération privilégie aussi des joueurs français, donc peut-être qu’ils en feront partie. La liste n’est pas encore officielle, je ne peux rien dire de plus dessus. Même si Benjamin Bonzi 50ème mondial, Hugo Gaston 71ème mondial en simple, puis Hugo Nys 61ème mondial, Fabien Reboul 71ème mondial, Sadio Doumbia 76ème mondial, en double seront absents, étant à New York pour l’US Open, nos espoirs locaux ont les moyens de faire de bons résultats. Il va y avoir du grand spectacle. Lionnel Barthes, directeur du tournoi, Laurent Darcos, président du Comité de Tennis Haute-Garonne, Ugo Mola, parrain, Benjamin Bonzi, Hugo Gaston, Laurence Arribagé, adjointe Mairie de Toulouse et Marc Tiersonnier lors de l’édition 2019 des Internationaux de Toulouse © Stade Toulousain Tennis Club Un événement international organisé par un club historique Est-ce que vous comptez sur ce genre d’événement pour faire parler du Stade Toulousain Tennis ? Oui, il est également question de communication. Le tournoi permet de faire connaître Toulouse et le Stade Toulousain à l’international. C’est un club historique qui fêtera ses 100 ans l’année prochaine, pour ce qui est de la section tennis. Car il faut savoir que le Stade Toulousain est un club omnisports, avec plus d’une dizaine de disciplines. Il y a de l’athlétisme, de la natation, de l’escrime… Toutefois, il est certain que 99 % de la renommée du club est assurée par le Stade Toulousain rugby. Maintenant, la section tennis est moins connue du grand public, mais très connue dans le monde tennistique. Elle a vu passer de grands noms du sport français, comme Walter Spanghero, figure du rugby international qui a occupé la présidence 1985 ou encore le pilote automobile Xavier Lapeyre 1993. Le tennis a eu du succès auprès du grand public jusqu’aux années 70. Puis, comme partout en France, il y a eu une période de désamour pour la discipline, par effet de mode. Aujourd’hui, la renommée s’est stabilisée. Pour preuve, l’effectif du Stade Toulousain Tennis augmente d’à peu près 10 % chaque année. Le club compte désormais 1 300 membres et nous ne souhaitons pas en accueillir davantage, pour une question de confort. Depuis quelques années, vous faites confiance à des joueurs locaux pour monter une équipe professionnelle. Pourquoi ? Je considère le club comme une rampe de lancement pour les joueurs locaux, afin qu’ils atteignent le niveau international. Nous les aidons financièrement, nous sommes très attachés à eux. Mais l’objectif final reste qu’un jour, ils n’aient plus besoin de nous. La Pro Team s’est formée dans cet esprit il y a près de trois ans. Elle est composée de jeunes joueurs français Hugo Gaston, Benjamin Bonzi, Sadio Doumbia, Hugo Nys, Arthur Cazaux, Fabien Reboul, Arthur Reymond, Paul Cayre, Maxence Brovillé, Axel Garcian, Théo Arribagé, pour ce qui est de l’équipe masculine, à 90 % originaire de la région. La plupart des équipes françaises recrutent des joueurs internationaux, qui viennent une quinzaine de jours en France pour disputer des tournois, prendre leur chèque, puis rentrer dans leurs pays. La fédération française de tennis essaie d’ailleurs de lutter contre ce phénomène en imposant des quotas de Jeunes Issus de la Formation Française JIFF dans les compétitions. Le Stade Toulousain n’est pas du tout dans cette optique-là. Notre ambition n’est pas de recruter des joueurs étrangers pour remporter des compétitions interclubs. Bien au contraire, nous souhaitons faire décoller les joueurs locaux vers le haut niveau international. Et ils nous le rendent bien, ils sont très attachés au club et viennent souvent taper la balle avec les plus jeunes. Première victoire aux championnats de France de tennis pour Toulouse Le Stade Toulousain n’est peut-être pas dans l’optique de remporter des tournois interclubs, mais la Pro Team a remporté le championnat de France l’année dernière. Qu’avez-vous ressenti ? C’est la première fois dans l’histoire du club que l’équipe professionnelle remporte le championnat de France. Étant donné que l’ensemble des joueurs sont issus de la formation toulousaine, leur victoire a donné un bel éclairage sur la politique du club de faire jouer des adhérents “locaux”. L’impact était très positif. Pourtant, nous ne nous attendions pas tellement à cette victoire. Les compétitions interclubs se disputent à un niveau très élevé. Pendant le tournoi, les joueurs de la Pro Team ont joué contre des personnalités mieux classées qu’eux à l’international. Mais leur implication et leur solidarité ont fait la différence. Cela ne veut toutefois rien dire pour la saison prochaine. Déjà, parce que les joueurs de haut niveau du circuit français conservent leur haut niveau. Mais aussi parce que cette année, les interclubs tombent en même temps que les phases finales de la Coupe Davis. Si l’équipe de France les dispute, Benjamin Bonzi ne sera pas présent aux interclubs. Et il se peut qu’Hugo Gaston non plus. De plus, j’espère qu’Arthur Cazaux sera entièrement remis de sa pubalgie. Donc nous verrons bien, nous ne sommes pas à l’abri de belles surprises… Les joueurs de tennis professionnels s’affrontent toute l’année sur un circuit international. C’est à dire qu’ils peuvent disputer des tournois dans le monde entier au cours de la saison. L’accès aux différents tournois dépend de leur classement mondial puisque les tournois limitent les inscriptions à un certain nombre de joueurs. S’ils ne sont pas assez bien classés dans la hiérarchie mondiale, ils ont parfois le droit d’accéder aux qualifications. Dans ce cas, ils doivent disputer plusieurs tours avant de gagner leur place dans le tableau principal. Pour schématiser, les joueurs qui sont dans le Top 100 s’affrontent sur le circuit principal, l’ATP Tour. C’est le circuit que l’on voit le plus dans les médias avec les Grand Chelems, les Masters 1000, ATP 500 et ATP 250. Ceux qui sont moins bien classés se battent sur le circuit ATP Challenge Tour, sorte de 2ème division. Puis, il existe une 3ème division, l’ITF Men’s World Tennis Tour avec les tournois appelés Futures. À l’intérieur de chaque division, les tournois sont eux aussi répartis en différentes catégories selon les gains et les points ATP qui servent pour le classement qui sont à remporter. Les Internationaux de Toulouse sont donc passés cette année de Future à Challenger donc plus attrayants pour les joueurs. Faisant partie de la catégorie Challenger 80, le vainqueur récupèrera 80 points ATP pour son classement mondial.

theo et hugo dans le meme bateau